La souffrance d’un membre de la famille peut exprimer un dysfonctionnement du groupe dans son ensemble. Dans certains cas, un problème chez l’un peut exprimer une souffrance collective.

 

« J'ai eu des familles en thérapie dans le cadre d'un centre de soin pour toxicomanes mais également dans ma pratique libérale.

Les familles viennent consulter pour un de leurs membres. Le plus souvent un des enfants qui souffre de symptômes qui vont de la psychose à la schizophrénie en passant par l'anorexie mentale, la toxicomanie, l'addiction aux jeux vidéo, l'énurésie, l'échec scolaire, le refus de communiquer, les comportements asociaux...

Les pathologies sont diverses mais traitées dans l'interrelation avec les autres membres de la famille: en quoi ces symptômes les contraignent- ils mais peuvent aussi leur épargner des prises de conscience parfois douloureuses qui mettraient peut-être en péril l'équilibre familial ?

Paradoxalement, les symptômes et la maladie de l'un des membres ou "patient désigné", protège souvent l'ensemble de la famille et "met le couvercle" sur des conflits non résolus qui, parfois sont à lire dans l'histoire transgénérationnelle.

Quelle signification le symptôme prend-t-il donc réellement dans le fonctionnement familial ?

A la lumière de ces révélations et dans la dynamique de la communication familiale, certaines prises de conscience s'accélèrent et permettent à la famille de trouver un équilibre plus satisfaisant et plus authentique. »

 

Rachel Daniel

Photo : Julien Daniel